Apiculture urbaine

Toute l'actualité sur nos séminaires et animations de ruches en entreprise

vendredi, 22 septembre 2017 16:56

Pourquoi l’apiculture urbaine ?

Écrit par 

L’apiculture urbaine et l’Histoire…

Depuis le néolithique, nous côtoyons les abeilles. L’apiculture urbaine n’est pas une innovation, les ruches sur les toits de Paris ne sont pas un phénomène de mode, ce qui est nouveau, c’est d’en parler ! Dans un monde dépourvu de réfrigérateur, les denrées ne se conservaient que par fumage, séchage ou qu’avec du sel ou du sucre. Si le sel avait un coût certain, le sucre était considéré comme un met de luxe auquel tout le monde ne pouvait pas prétendre ; la betterave à sucre était encore inconnue et le sucre provenait uniquement de la canne à sucre importée à grand frais des colonies. Mais il y avait un autre type de sucre disponible pour tout un chacun : le miel. Composé majoritairement de fructose et de glucose, c’est un excellent conservateur. Avoir une ruche dans son jardin ou dans sa cour permettait une production de plusieurs kilos de miel par an, et c’était sans compter la production de cire naturelle, très utile à l’époque, notamment pour les chandelles. L’apiculture urbaine était née… En 1804 déjà, le code napoléonien autorisait jusqu’à 700 ruches dans Paris, et à l’époque la superficie de Paris se réduisait aux arrondissements à un chiffre… Depuis lors, certains monuments emblématiques de la capitale ont accueilli leurs collaboratrices à six pattes. Le rucher école du jardin du Luxembourg, créé par la Société Centrale d’Apiculture en 1859 est le plus vieux de France et a fêté ses 158 ans. De même, le rucher mondialement connu de l’Opéra Garnier possède à ce jour une dizaine de ruches et les premières d’entre elles sont arrivées par hasard dans les années 80. Aujourd’hui, on retrouve des ruches sur le Grand Palais, la Cathédrale Notre-Dame, la Tour d’Argent, l’Assemblée Nationale, le Sénat, et même l’Elysée. Mais l’apiculture urbaine ne se cantonne pas aux grands monuments de la capitale, et de plus en plus, l’apiculture de loisir se développe en zone urbanisée voire très urbanisée.

L’apiculture urbaine et l’environnement urbain

On croit souvent à tord que la ville n’est pas un environnement favorable aux abeilles, et en temps qu’apicultrices urbaines on entend souvent « mais il n’y a rien à manger pour les abeilles en ville !», « elles font du miel au béton ou aux hydrocarbures !», « les abeilles vont nous attaquer dans nos bureaux !», « si on a une ruche, on ne pourra plus aller prendre notre café sur la terrasse !». Toutes ces idées reçues, bien que légitimes, sont bien évidemment fausses. En ville, les abeilles se portent aussi bien qu’ailleurs, voire bien mieux parfois. Outre des températures plus élevées en ville qu’en grande banlieue, de plus en plus de villes adoptent la politique « zéro pesticide » pour l’entretien des parties communes, parcs et jardins publics, ce qui favorisent le retour de nos pollinisateurs en ville (abeilles, bourdons, osmies, etc.). De plus, nous voulons des fleurs du 1erjanvier au 31 décembre, donc les villes plantent des espèces végétales dont les floraisons se succèdent, permettant aux abeilles d’avoir un régime alimentaire riche et varié toute l’année. Les gazons anglais laissent la place aux jachères fleuries, et les villes pratiquent le fauchage tardif, ce qui laissent aux abeilles le temps de butiner les fleurs avant qu’elles ne soient coupées. Toutes ces fleurs visitées par les abeilles sont mellifères et entrent dans la composition du miel toutes fleurs que l’on peut faire en ville. Il faut savoir qu’en France, on ne peut appeler « miel » que ce qui est produit dans la ruche par les abeilles. Elaboré par les ouvrières à partir du nectar de fleurs rapporté à la ruche par les butineuses, il est mélangé aux enzymes salivaires des abeilles, puis déshydraté, avant d’être hermétiquement scellé dans les alvéoles par une couche de cire. Vous ne verrez jamais une abeille butiner un mur en béton ou un pot d’échappement… donc vous n’aurez jamais de béton ou d’hydrocarbures dans votre miel urbain. Enfin, les abeilles ne sont pas des guêpes ! Souvent confondues, les abeilles pâtissent de la mauvaise réputation de leur prédateur, mais elles n’ont pas le même comportement et surtout ne viennent pas manger dans notre assiette ! Donc mettre une ruche sur votre terrasse ou dans votre jardin ne diminuera pas votre espérance de vie, bien au contraire, cela permettra de sensibiliser votre entourage à ce petit insecte si utile à notre survie.

 

L’apiculture urbaine et la sauvegarde des abeilles

Aujourd’hui, l’apiculture urbaine ne permet plus seulement de faire son miel soi-même, elle favorise également la sauvegarde de l’espèce. Menacée depuis plusieurs années, l’abeille est devenue le symbole de la protection de la biodiversité et de l’environnement. Mettre une ruche dans son jardin ou sur sa terrasse, c’est réimplanter dans son milieu un pollinisateur qui y était présent depuis des milliers d’années mais que l’agriculture moderne, l’usage intensif de pesticides et les remembrements ont fini par faire disparaître. Bien sûr, l’apiculture urbaine ne règlera pas à elle seule le problème de la disparition des abeilles, mais ce sont les gouttes qui font les océans…

 

L’apiculture urbaine : un premier pas dans une démarche écologique

L’implantation d’une ruche ouvre souvent la porte à des projets plus variés. Très régulièrement, des potagers sont aménagés près des ruches, que ce soit en jardinières ou en pleine terre. Les abeilles sont des pollinisateurs hors pairs et la présence d’une ruche dans un verger ou un potager augmente la production de fruits et de légumes de 25% et ceux-ci sont de bien meilleure qualité. Les abeilles favorisent ainsi la biodiversité végétale. Lorsque l’on pratique l’apiculture urbaine, on se sensibilise à son environnement floral mais aussi à tous les autres pollinisateurs bien souvent méconnus mais pourtant bien présents dans notre milieu urbain. Planter des essences mellifères sert aussi à donner un coup de pouce à tous ces petits insectes si discrets mais sans qui nous n’aurions plus grand chose à manger s’ils disparaissaient. Enfin, avoir une ruche en ville permet de récolter une ou plusieurs fois par an le miel produit par les abeilles, mais cela rend également accessible les autres produits de la ruche, tous bénéfiques pour notre santé. Il est très facile de récolter du pollen frais ou de la propolis. On peut recycler la cire d’abeille pour les bougies ou les cosmétiques. Pour les plus courageux, il sera même possible de se procurer auprès de ses abeilles la précieuse gelée royale. Même le venin est excellent pour la santé, il suffit simplement de se faire piquer… En conclusion, l’apiculture urbaine se pratique aisément. Que l’on soit en plein cœur de la ville ou dans les zones résidentielles, il suffit de respecter l’arrêté préfectoral de sa commune ou le code rural. Une ruche ne prend quasiment pas de place sur une terrasse ou un balcon et les abeilles sont des animaux sauvages plutôt discrets, mais leur influence se répercute sur notre écosystème urbain dans un périmètre de plusieurs kilomètres.

ruches entreprises : location installation entretien de ruches sur les toits d'entreprises - Animations & événementiel