Apiculture urbaine

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vendredi, 02 mars 2018 12:18

Pourquoi et comment limiter l’essaimage ?

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L’essaimage est un processus naturel indispensable à la survie des abeilles et grâce auquel nos abeilles sauvages se reproduisent chaque année. Mais en apiculture, l’essaimage est souvent synonyme d’affaiblissement des colonies car une diminution de 20 ou 30% de la population d’abeilles peut réduire de moitié la production de miel de l’année.

 

Comprendre la dynamique de sa colonie

Lorsque l’on connaît ses abeilles et que l’on maitrise son environnement, il devient plus facile de gérer l’essaimage. Dans une colonie qui sort de l’hiver, la reine va reprendre progressivement sa ponte et ce n’est que lorsque les abeilles vont se sentir à l’étroit qu’il pourra y avoir risque d’essaimage. Pour les ruches sur les toits, nous effectuons la visite de printemps à partir de début avril, en fonction des conditions climatiques, et nous évaluons à ce moment le potentiel de la reine. Comme nos apiculteurs passent tous les dix jours sur les ruches, il nous est facile d’évaluer la dynamique de la colonie. Si en début de printemps une reine pond deux cadres de couvain par semaine, il faudra la surveiller plus étroitement que si elle n’en pondait qu’un demi.

En ville, la floraison de colza est plutôt rare mais en banlieue elle est monnaie courante. Il faut être attentif dans les environnements plus agricoles car un apport massif de nectar en début de saison peut déclencher l’essaimage. La miellée de colza est souvent importante et les abeilles stockent ce nectar en abondance dans le corps de la ruche. Ceci bloque la ponte de la reine car elle n’a plus d’alvéoles libres où déposer ses œufs. Et une colonie qui manque de place est une colonie qui essaime…

 

Ménager de l’espace pour la ponte

Il est donc primordial de s’assurer que la reine a toujours de la place pour pondre et pour cela, rien de plus facile : il faut simplement introduire de nouveaux cadres de cire gaufrée. Une ruche sur les toits, en plein cœur de la ville, ne doit pas poser de problèmes au voisinage. Nous passons donc tous les dix ou douze jours pour vérifier l’évolution de votre colonie. Si l’on constate que la reine a pondu sur tous les cadres, nous en prélevons un ou deux que nous remplaçons par des cadres neufs. Les ouvrières cirières pourront bâtir de nouveaux alvéoles sur ces cadres, dans lesquels la reine pourra continuer à pondre. Les cadres prélevés rejoindront des ruches qui ont besoin d’être renforcées ou serviront à créer de nouveaux essaims. Ainsi, la dynamique de la colonie ne s’essouffle pas, et lorsque les floraisons d’acacia et de tilleul commenceront, il y aura suffisamment de butineuses dans la ruche pour assurer la récolte !

Il existe bien sûr d’autres techniques pour limiter l’essaimage. On peut poser les hausses tôt dans la saison par exemple, dans les environnements où les miellées sont précoces. Il est également possible de travailler sans grille à reine, c’est-à-dire que la reine pourra passer du corps de la ruche dans les hausses sans être bloquée. Elle aura donc deux fois plus de place pour pondre (mais attention, car dans les régions où il y a encore des gelées au printemps, cela signifie aussi deux fois plus d’espace à chauffer pour les abeilles !).

 

Diviser n’est pas essaimer…

Si l’on n’a pas la possibilité de prélever des cadres pour renforcer une colonie plus faible, il est possible de multiplier facilement son cheptel en divisant ses colonies. Evidemment, il ne faut diviser que des colonies fortes, c’est-à-dire ayant au moins sept ou huit cadres de couvain dense et régulier. Ces cadres seront à répartir équitablement entre la nouvelle ruche et l’ancienne. Dans l’ancienne colonie, la reine en place continue de pondre alors que dans la nouvelle, vous pourrez introduire une reine fécondée ou simplement laisser faire la nature…

 

Changer ses reines

Un moyen sûr de limiter l’essaimage est de changer ses reines régulièrement. Une reine de moins d’un an a moins de 5% de chance de vouloir essaimer dans l’année à venir. Dans nos ruches sur les toits, les reines sont donc renouvelées tous les ans. Après la récolte, les « vieilles » reines sont retirées des ruches avec un ou deux cadres de couvain et un cadre de réserves, et partent dans un rucher de retraite où elles finiront de couler des jours heureux en pleine nature. De nouvelles reines fécondées sont introduites dans les colonies en place et ce sont elles qui assureront la ponte au printemps suivant. Ainsi, les colonies sont toujours dynamiques et permettent une meilleure récolte de miel pour votre entreprise.




 

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